Préjugés sur les prépas

Cet article vient en complément du questionnaire ci-dessous. Une des meilleures façons de vérifier ou d’infirmer les préjugés tenaces sur les classes préparatoires est ensuite d’en discuter avec des élèves ou des anciens élèves du lycée durant les créneaux dédiés décrits ICI (paragraphe « Des doutes sur votre choix ») et/ou de consulter les témoignages d’anciens élèves de Vaucanson.


« Choisir une prépa, c’est se couper du monde pendant 2 ans … »

Deux préjugés se cachent dans cette affirmation : l’idée que le travail en prépa est un travail solitaire et la croyance que la prépa ne permet pas d’avoir de vie sociale ou de loisirs en parallèle. Ces affirmations sont peut-être vraies pour une dizaine de CPGE très élitistes qui visent uniquement les écoles les plus prestigieuses, mais il faut rappeler que ces classes représentent moins de 5% des classes de CPGE.

Tout d’abord concernant le travail solitaire :

  • Les élèves des CPGE de Vaucanson ont tout intérêt à travailler ensemble pour s’enrichir de capacités respectives car ils sont moins en concurrence en interne qu’avec l’ensemble des candidats de la filière PT. Pour favoriser la coopération dans le travail, l’internat en première année ou le statut d’interne-externé (avec un logement en colocation par exemple) permettent un travail en groupe efficace et motivant.
  • De plus le taux d’encadrement en CPGE est le plus élevé des études supérieures, les enseignants sont donc très présents pour détecter un élève qui décrocherait légèrement. Les enseignants scientifiques sont en responsabilité d’une seule classe de CPGE, ils peuvent donc analyser de façon hebdomadaire les progrès de chaque élève.
  • Les projets, les TPs et autres travaux en groupe sont aussi, avec les colles, des outils pour permettre à l’élève de progresser à son rythme mais en étant parfaitement encadré.

Concernant l’absence de vie en dehors des études :

  • A partir de l’emploi du temps, et du temps de travail régulier recommandé, on arrive à l’exemple d’emploi du temps suivant. Il apparaît qu’un travail organisé et méthodique permet d’avoir des temps de repos et de loisirs indispensables à la bonne assimilation des savoirs. L’impression d’être submergé de travail est souvent le symptôme d’une mauvaise organisation du travail.
    Une partie de la première année est propédeutique dans toutes les matières, l’accent est mis sur les méthodes de travail efficaces.
Exemple d’emploi du temps compatible avec le travail nécessaire en CPGE

« Les prépas, c’est que pour les matheux, les cours sont seulement théoriques »

Cette affirmation est partiellement vraie pour les classes de MP mais les différentes filières de CPGE ont justement été développées pour des élèves aux profils variés, aux formes d’intelligence diverses et réagissant à des approches pédagogiques différentes.
Ces aspects sont développés dans la description de l’emploi du temps, des matières et de la pédagogie :

« Les prépas c’est très élitiste, il y a beaucoup de sévérité »

Là encore ce préjugé est souvent associé aux lycées très sélectifs.

Les classes préparatoires recrutent des élèves de niveau moyen à excellent ; le niveau de recrutement dépend de chaque lycée et de la filière choisie. Il faut rappeler que toutes les écoles sont accessibles depuis chaque filière. Stratégiquement un élève peut avoir intérêt de choisir de se préparer au lycée Vaucanson, lycée de réputation moindre, dans la filière méconnue PTSI/PT.

Pourcentage de mentions au Bac en fonction de la filière de 1ère année (Source : note d’information 06-23 education.gouv.fr/file/24/9/2249.pdf)

Le niveau est très divers et les profils recrutés très différents suivant les filières et les lycées mais il y a de la place pour tous en école d’ingénieurs.

Pour déconstruire le préjugé concernant la sévérité, l’idéal est d’échanger avec des anciens élèves, voir de venir passer quelques heures dans une classe pour se rendre compte de façon objective de la pédagogie (voir le chapitre « des doutes sur votre choix » sur la page « pour qui »).
L’enseignement au sein du lycée Vaucanson apparaît, selon les retours d’anciens élèves, comme particulièrement bienveillant.

« Il y a beaucoup d’échecs en CPGE »

Pour comprendre que la CPGE est une filière sécurisée, il faut d’abord étudier les débouchés de cette dernière. Le tableau suivant résume le nombre de places dans les écoles recrutant sur concours par rapport au nombre d’étudiants dans chaque filière (les recrutements des filières étant cloisonnés) :

Places en écoles par étudiant en fonction de la filière

Il faut ajouter à ce tableau les recrutements sur dossier qui amènent ce pourcentage autour de 100%.

Un autre a priori est la sélection interne, au sein de la prépa, entre les 2 années. Les chiffres du lycée Vaucanson sont les suivants, ils ont assez représentatifs des moyennes nationales :

Parcours au sein de la CPGE du lycée Vaucanson

Ces 15% de non-passages en 2ème année renvoient à des parcours divers d’élèves. Ce sont tout d’abord des élèves qui estiment par eux-mêmes que la CPGE n’est pas forcement faite pour eux (matière, rythme, etc.), à la fin de l’année ou en cours d’année de PTSI. Ce sont aussi dans certains cas une décision des enseignants qui pensent que l’élève tirera un meilleur profit de passer par une autre voie (IUT ou Université) pour continuer ses études (et éventuellement intégrer une école d’ingénieurs, sur dossier ou concours hors CPGE). Cette décision est prise dans un souci de réussite et de bien-être des élèves, pour leur éviter un échec aux concours de la banque PT ou un abandon en cours de 2ème année.
Il est important de noter que ces réorientations peuvent se réaliser avec des équivalences à l’Université, permettant aux élève de ne pas perdre d’année